Aujourd’hui on va parler des sites de musiques sous licences.

On les appelle aussi les sites de synchronisation musicale.

C’est quoi ? Ce sont des sites où on va pouvoir acheter des licences qui vont nous donner le droit d’utiliser des musiques pour tous types de projets. Ça va de la vidéo de vacances perso, au film de mariage, film d’entreprise, jusqu’à la publicité web, TV, radio, voir de la fiction au cinéma.

Vous vous en doutez, les prix varient selon l’utilisation qu’on va en faire.

Pourquoi ça existe, et à quoi ça sert ?

Tout simplement parce qu’il n’est pas légal d’utiliser de la musique dite « du commerce. »

Même si vous l’achetez, que vous possédiez un CD ou un fichier numérique, ça ne change rien, vous avez seulement acheté le droit de l’écouter.

Alors bien sûr, tout ça est très théorique, et on se doute bien que le FBI ne va pas enfoncer votre porte d’entrée à 5h du matin parce que vous avez mis du Coldplay sur un film de vacances.

Mais sur un projet pro, ça peut réellement vous créer des ennuis. Les algorithmes de Youtube et Vimeo détectent rapidement si la musique est protégée ou non, et la plateforme peut carrément vous annuler la mise en ligne, l’interdire dans certains pays, ou la diffuser sans le son. C’est plutôt ennuyeux si vous aviez une deadline, et au niveau de la relation de confiance client-prestataire, c’est pas top après ça.

Sans parler des éventuelles poursuites qui peuvent avoir lieu. Sur une pub pour un annonceur, c’est plus la même chose…

Bref, dans le doute, il ne faut pas utiliser de la musique des maisons de disques.

Deuxième raison ; on a tous déjà entendu ces musiques.

Si la musique est issue du circuit commercial avec des artistes en vogues, ce n’est pas forcément un bon point pour le spectateur qui a peut être déjà associé cette musique avec d’autres images. Peut être s’est t-il même déjà lassé de cette musique ? (Rappellez-vous de l’effet de saturation ressentie après des mois de Get Lucky des Daft Punk, ou Happy De pharell Williams…)

Donc par soucis d’originalité, on va se tourner vers d’autres sources musicales.

Quid du tout gratuit et libre de droit me direz-vous ?

Et bien je vous répondrais : « Nope !  »

Imaginez que vous aviez la possibilité de vous habiller gratuitement. Tout ce qu’il faut faire c’est aller dans un entrepôt géant, ou tout est en bazar complet. C’est classé par type de vêtements c’est vrai, mais tout est dans des cartons, donc il faut fouiller. A chaque fois que vous sortez un vêtement vous êtes un peu déçu, c’est passé de mode, c’est laid, c’est sans âme…

Vous prenez un truc à peu près correct en vous disant que c’est gratuit, et au final vous n’allez jamais le porter.

C’est exactement ce qu’on a sur les sites de musiques gratuites et libres de droits. On passe un temps fou à fouiller et écouter des bouts de morceaux qui n’ont absolument rien d’exceptionnels.

Forcément, tout le monde peut poster sa musique. Donc Jean-Claude 57 ans et son synthé seront de la partie…

Bien sûr, il y a sans doute des vrais pistes de qualité. Mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin, surtout avec leur modules de recherche « Est-ce que fusion Jazz, ou Acid Rock iraient pour ma vidéo d’entreprise ? »

Bref, laissez tomber ce genre de sites.

Passons plutôt au classement des sites de licences :

  1. Musicbed.

Un must. Le site est très bien fait, ils mettent en avant des artistes via des playlists mises à jours régulièrement, le module de recherche est très poussé, et surtout, les artistes sont sélectionnés avec soin. Vous ne trouverez que des artistes indépendants que personne ne connaît, mais bourrés de talents. C’est simple, c’est parfois mieux que ce qu’on trouve dans le circuit commercial.

La force du site c’est son module de recherche avec de nombreux paramètres, qui fonctionne grâce à un gros travail d’indexation de chaque morceau en amont. Ils ne se sont pas contentés de classer la musique par genre, mais ils l’ont aussi décrits avec des mots clés plus précis, comme sur les moods, qui permet de différencier un ton sérieux, joyeux… du reste du catalogue.

Au niveau du prix ;